Etape 2

Classement Live : www.jbtimeconcept.be/live/tda2018

 

MARDI 11 SEPTEMBRE - ETAPE 2 : BRIANÇON-MEGÈVE - 399 KM

 

Les Alpes en toute splendeur

 

Grand bleu sur le sommet du Galibier, à 2.642 mètres d’altitude, ce 3e Trophée des Alpes contemple le paysage de grand matin. Le ‘Géant des Alpes’, n’a rien laissé au hasard : un décor de rêve doublé d’une vue imprenable sur le massif des Ecrins. Mais pas question de s’arrêter-là. Cette deuxième étape de l’édition 2018 vient à peine de démarrer. On enchaîne avec les cols du Télégraphe, du Glandon, du Mollard et de la Madeleine. En l’espace d’une matinée, les quelques 80 équipages rescapés viennent de s’offrir une étape d’anthologie. Le temps d’un déjeuner bien balancé à Aigueblanche et c’est déjà la Tarantaise qui ouvre ses portes en grand. Après Naves, c’est le col du Tra, totalement inédit, qui offre une piste de bobsleigh en montée dans des paysages à couper le souffle. L’enchaînement avec le Cormet de Roselend est juste parfait et nous emporte dans une autre dimension. Pour finir cette journée mémorable en toute beauté, le col de l’Arpettaz, sinueux et technique à souhait, s’impose avant la descente vers Megève. Côté sportif, à mi-parcours, les leaders se tiennent toujours dans un mouchoir, maintenant le status quo en tête du général. Mauvaise nouvelle, en revanche pour le tenant du titre, le Belge Yves Deflandre (Porsche 911 n°1), qui campe toujours avec ses problèmes d’ajustement de compteur kilométrique et pointe ce soir à la 10e place au classement général.

SOLIDARITÉ. L’histoire souligne un peu plus encore l’excellent esprit qui règne sur ce Trophée des Alpes. A la recherche d’une sonde de tripmaster pour leur Alfa GTV, André Mounier et Christian Bernardi firent appel à l’organisation qui relaya le message par SMS à l’ensemble des concurrents, hier en fin d’après-midi à Briançon. Finalement, la réponse tomba vers 22h00, lorsque le VR Racing du Belge Dirk Van Rompuy dépêcha ses mécanos pour régler le problème avec une sonde 100% neuve. Chapeau messieurs et encore merci !

 

L’AUDI BLOQUÉE EN BOÎTE. Impressionnante, tant par son look que par sa douce mélodie, l’Audi Quattro Sport S1 n°28 de Jean Conreau et Gauthier Brignon s’est immobilisée quelque part entre les ZR 9 et 10 avec une boîte de vitesses bloquée. Pas de quoi décourager son vaillant propriétaire, fermement décidé à résoudre ce problème pour s’aligner au départ de la 3e étape, ce mercredi matin au départ de Megève.

OUVERTURE DE LA CHASSE ! Bernard Figuière et son équipier Baptiste Gengoux (Porsche Carrera n°26) n’ont vraiment pas été aidés dans la descente du col de la Madeleine. Ralentis par le Pick-Up d’un chasseur local, la Porsche Carrera tentait de se frayer un chemin tant bien que mal lorsque le conducteur ouvra brutalement sa portière-conducteur. L’incident était inévitable. En bons gentlemen le pilote français et son équipier belge ont d’abord terminé leur ZR avant de rebrousser chemin, question d’établir un constat à l’amiable en bonne et due forme…

 

TEMPS MORT POUR LA T5. Gérard Garnier et Catherine Duvey (Renault R5 Turbo n°54) espéraient conjurer le sort d’un abandon précoce lors de l’édition 2017. Malheureusement, à nouveau en proie à de nombreux soucis mécanique et, découragés par les nombreux obstacles rencontrés sur la route, ils ont décidé de jeter l’éponge à leur arrivée à Megève.

FOUS DU VOLANT ! Pris dans le vif du sujet de la régularité à la seconde, certains équipages ont dû être convoqués par l’organisation en fin de journée. Leur comportement sur route ouverte, jugée excessivement dangereuse a été l’objet d’une réprimande de la part de la direction sportive pour qui le strict respect du code la route reste une des principales priorités pour la survie de ce type de rallyes de régularité.

 

ROSELEND ANNULÉ. Suite à un accident de la circulation (une moto) totalement indépendant du passage du rallye et de la présence d’un camion obstruant le passage et donc bon déroulement de la course, la direction de course a finalement décidé d’annuler la ZR14 sur le Cormet de Roselend.

INTERVIEWS

 

Patrick Zaniroli (Fra/Organisateur) : « Jamais, de mémoire d’organisateur, il ne m’a été donné de vivre une journée aussi pleine et parfaite ! Traverser les Alpes en diagonale sous une météo estivale en franchissant tous les plus grands cols avec la découverte d’ascensions aussi merveilleuses qu’inédites : je crois sincèrement que cette journée restera dans la mémoire de tous les équipages. A mi-parcours, la course pour la victoire finale reste des plus indécise, même si j’aimerais en profiter pour rappeler certains équipages à l’ordre quant à leur comportement parfois inapproprié sur route ouverte… L’avenir de nos rallyes dépend de notre attitude à tous. Les deux jours qui restent s’annoncent encore très exigeants et, je le répète, rien ne sera fini avant l’arrivée sur le podium final, jeudi à Cavalaire… »

 

Serge Garosi (Fra/Mazda RX2 n°24) : « Autant hier j’étais resté sur ma faim, autant aujourd’hui nous avons vécu une superbe journée. Il y avait vraiment tout, la beauté et la difficulté. Super tracé ! Merci à l’organisation ! »

 

Yves Deflandre (Bel/Porsche 911 n°1) : « Cela fait deux jours que nous n’arrivons pas à calibrer notre tripmaster ce qui, dans notre recherche du ‘zéro’ nous fait perdre beaucoup de temps, surtout avec la double pénalité infligée sur l’avance. Sincèrement, à mi-parcours je crois qu’il est déjà trop tard pour songer encore à la victoire ! »